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BIOGRAPHIE

8 Avril 2015, 10:22am

Publié par DEVILLERS Dominique

Coïncidence (Suite du 07/04/2015)

Encore une fois, cette histoire aux Etats-Unis où l'on me présente Harry, un homme d'une cinquantaine d'année qui est né en France mais ne parle plus un mot de notre langue, étant arrivé au U.S.A vers 3/4 ans. Il est très heureux d'entamer la conversation avec moi, il me confie qu'il se rappelle plus beaucoup de l'endroit où il est né. Me donne quelques lieux dont il croit se souvenir, mais avec son accent, j'ai du mal à comprendre ces derniers. Le seul mot mot que je crois deviner est Orléans. Ce qui en soit est déjà étonnant car j'habite à 55 km. Je lui en fait part. Il est surpris que je puisse connaitre cet endroit !...,

Il est vrai que pour un américain une ville de 120 000 habitants, n'est pas vraiment une grande ville. En fait, la seule chose qui lui reste de cette période est une vieille carte postale en noir et blanc. Et quand il me la montre, vous êtes habitués maintenant, c'est encore une fois incroyable. Sur la photo, on voit un hôtel qui se situe à quelques pas d'où est né un de mes gendres, et du fait où habitent ses parents. Cela ne se situe pas exactement à Orléans mais en banlieue , du côté d'Olivet, je crois me rappeler.... Cela commence à faire beaucoup me direz-vous!.. Je peux vous comprendre. Il s'offre maintenant à vous deux solutions :

Soit vous me quittez en vous disant il exagère,

Soit vous continuez car ce n'est pas fini, mais je vous avais prévenu en début d'article.

Le Mektoub, le destin comme disent les arabes ou, le hasard qui est un mot de même origine. Pourquoi pas mais la suite et fin permet une fois encore de se poser des questions.

Je vous ai bien baladé avec mon histoire sur Lourdes. Ce que je voulais était de vous amener tout doucement à la rencontre avec ma femme. Mais à nouveau, les choses ne sont pas si simples . Croyez vous que l'on puisse être inscrit dans un plan de vie dès sa naissance, que l'on soit victime d'une destinée, que tout soit écrit... ou que tout ne soit que coïncidence, coïncidence.

Avant que je ne commence, il faut que je vous rappelle qu'avant notre rencontre en Bourgogne en 1973, je n'avais aucune idée de l'existence de Patricia, ma futur femme.

Au printemps 1970, il y a un festival de musique Rock au Bourget, forcément, je m'y rends attiré par ce genre de manifestation. Il fait un peu frisquet et la gare de l'aéroport qui est encore en activité nous est d'un grand secours, soit pour se réchauffer, se sustenter, ou mieux pour ses commodités. Quand on sort de cet endroit, à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau, se dresse une tour, sur la commune du Blanc Mesnil. Vous ne pouvez pas la manquer, il y en a qu'une à l'époque !... Je suis loin de me douter que dans cette immeuble se tient une jeune fille au huitième étage qui ne perd pas une miette de la musique, sur son balcon et qui sera ma dulcinée.... D'autant plus que je dois quitter le lieu avant les autres pour me rendre à Lourdes pour le pélerinage des aveugles.

Un an auparavant, je rencontre une jeune fille, lors du pélerinage diocésain du mois d'Août, nous flirtons un peu et décidons de nous revoir. La chose est facile, elle suit des cours dans une école du Boulevard Raspail à Paris et moi mes cours d'Arts Plastiques dans le 2 ème. Notre idylle est donc à l'abri des regards. Je l'attend donc dans le café face au portail de l'école et c'est extraordinaire, bien sur je n'avais que d'yeux pour ma dulcinée mais à la même heure et par le même porte sortait une jeune fille blonde. Elle venait dans le même café pour changer son uniforme scolaire contre des vêtements plus "civils", c'était........ ma future....... !!

La même année, je fais dans le 2 ème, je vous l'ai dit , mes études d'Arts Plastiques. Chaque matin, je quitte donc Chartres par le train pour Paris. Malheureusement les horaires de la S.N.C.F ne correspondent pas avec l'ouverture de l'école. La solution est donc d'attendre dans un café situé sur la place des petits pères autour d'un café. Je finis par prendre mes habitudes dans ce bar. Je fais sensation ici, avec mon look et mon carton à dessin et il m'arrive souvent de ne pas payer mon café !... Celui-ci m'est offert par des dames qui sont accoudées au comptoir. Je suis loin de me douter qu'elles ont fini leur journée (ou plutôt leur nuit) et encore moins ce qu'elles font comme métier.Plus l'heure approche, plus mes camarades me rejoignent et la tablée s'anime. Ce que j'ignore c'est que pendant un mois, se tient dans le coin du café une jeune fille timide qui attend, elle aussi l'ouverture de la crèche, sur cette place. Elle a obtenu un stage avec son école de Carcado , Boulevard Raspail et elle se rappelle très bien de cet huluberlu avec ses tenues.anachroniques. Elle.était loin d'imaginer qu'un jour ce personnage serait son mari.

Un an plus tard, cette jeune fille a obtenu la permission de son père de se rendre à un festival de Rock à Auvers sur Oise. Il faut dire que, pour ce faire, elle a obtenu la complicité d'un chaperon. Ils s'installent donc sur la pelouse, avec une tente pour passer les deux, trois jours de festival. A côté d'eux se tient un groupe de jeunes , eux aussi sous une tente !... Parmi eux , un énergumène, différent des autres, émerge du lot . Elle ignore alors que ce sera son époux.

Deux ans après, cette demoiselle aura rencontré son prince charmant. Elle travaille alors en intérim dans une société qui vend des Jean's à Paris. L'équipe est assez jeune et ils discutent de tous les rêves de l'époque, notamment de voyages. A la pause café, une des employés lui explique ainsi qu'à ses collègues :

- "Ecoutez, si vous voulez faire la route, il y a un type à Chartres qui accueille presque tous les hippies de passage !" Et il continue avec différents détails.

Patricia, puisque c'est d'elle dont il s'agit, finit par l'interrompre au bout d'un certain temps et lui dit

- "C'est très drôle car le gars dont tu parles et celui avec qui je sors !... "

Elle les laissera bouché bée.

Voilà, c'est fini !....

Reconnaissez que nous étions fait pour nous rencontrer je connais peu de gens qui peuvent vous raconter ce genre d'histoire. Alors coïncidence, destin, je laisse à votre sagacité la conclusion.

La fameuse tour du Blanc Mesnil et nous à notre mariage (Patricia et Dominique Devillers)
La fameuse tour du Blanc Mesnil et nous à notre mariage (Patricia et Dominique Devillers)

La fameuse tour du Blanc Mesnil et nous à notre mariage (Patricia et Dominique Devillers)

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