Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
dominiquedevillers.overblog.com

Articles avec #voyages

VOYAGES

14 Novembre 2016, 09:24am

Publié par DEVILLERS Dominique

Voyages (suite du 21/10/2016)

Mais l'événement marquant de mon voyage en Angleterre reste, à coup sûr, le festival de l'île de Wight.

Moi, qui d'habitude, est plutôt fâché avec les dates me souvient très bien de celle ci. Nous sommes en Août 1970.

Il y a eu l'année d'avant le festival de woodstock et, déjà, celui de l'île Wight mais ils n'avaient pas bénéficié d'annonces médiatiques comme celle dont je parle.

La fête était programmée depuis longtemps et c'était la joie dans la bande à laquelle j'appartenais.

Nous étions une petite dizaine décidés à participer à l'événement. Chacun se rendait en Angleterre par ses propres moyens et l'on se retrouverait sur place.

quelques jours avant, nous prîmes donc la route, mon frère et moi. Je n'ai pas vraiment de souvenirs d'auto-stop mais je me rappelle que nous passions notre première nuit sur un chantier en construction, dans le centre de Rouen, à deux pas de la cathédrale.

Le lendemain, nous arrivons à Dieppe où nous passions notre deuxième nuit enveloppés dans nos couchages, sur les galets. 

Puis nous embarquons pour le sol Anglais  et encore pour l'île de Wight.

Arrivés sur place;  c'était incroyable, des hordes de jeunes gens affluaient. Nous arrivâmes dans une toute petite ville (dont le nom m'échappe). Les habitants étaient relativement affables. Il faut dire qu'ils avaient été échaudés l'année précédente et qu'il avaient eu le temps  de se préparer. Et puis tout cela était bon pour le commerce local.

Enfin nous étions sur le site, un endroit avec de nombreuses collines couvertes de tentes partout. Et  un monde fou !..... (Nous saurons plus tard que nous étions 600 000 environ ).

Les gens commençaient à se masser devant les portes d'entrée car les places allaient être chères. A ce moment, il me revient un souvenir qui allait faire vaciller mon enthousiasme pour le monde des hippies. La foule, où qu'elle soit s'avère être dangereuse et stupide. Alors que les organisateurs s'apprêtaient à ouvrir les portes, les gens poussaient de plus en plus et se bousculaient. Juste devant moi, une jeune femme enceinte, se trouva à terre et personne n'y prêtait attention. J'étais le seul à hurler se d'écarter. Fort heureusement, je réussis à la relever et nous finîmes par entrer. 

Bien entendu, nous avions retrouvé nos copains chartrains et les premiers arrivés avaient réservé un emplacement pour les autres. Ainsi regroupé nous allions passer trois jours à squatter l'endroit et écouter la musique . 

C'était mieux d'être regroupé , cela permettait de s'absenter quelques instants et de retrouver sa place.

Certes, nous étions organisés mais encore une fois j'ai perdu une part de mes illusions. Nos voisins anglais ou allemands l' étaient bien mieux que nous. Ils s'étaient installés avec des cartons remplis de victuailles et de boissons pour tenir le siège !.... Mais.... ils ne partageaient pas !.... Que la fête commence et place à la musique !...

Ainsi j'ai pu découvrir une affiche formidable... et ce quasiment  24/24 heures.

De ma mémoire il ressort, les Doors avec un Jim Morrison qui a fait son concert  , les yeux  fermés presque tout le temps. Les Who qui m'ont réveillé à une heure avancée de la nuit, un Jimy Hendrix qui a mis une éternité à s'accorder, il  à quitté la scène, puis est revenu pour un concert mémorable, les Ten Years After avec leur rock énergétique, sauf que l'organiste, frère d'Alvin Lee, je crois ressemblait plus à une potiche qu'à un vrai musicien.

Puis encore, les Moody Blues, Free, Donovan, je suis sûr que j'en ai oublié un paquet mais je me souviens avoir découvert un groupe qui m'a marqué : Les Black Windows.

Bien sûr, ce sont mes souvenirs personnels mais je vous invite,  si l'événement vous plaît, à vous procurer le DVD, "Festival de l'île de Wight".

Tout à une fin et il faudra se résoudre à quitter l'endroit qui ressemble à un vrai dépotoir avec des déchets partout. Nous même devions être crasseux. Notre groupe doucement va se rendre vers le port pour un retour et l'histoire pourrait s'arrêter là !.... Mais non !... 

Alors que nous déambulons au milieu de tous ces détritus, l'un d'entre nous donne un coup de pied dans un vieux sac en cuir abandonné. Curieux , il ouvre et tombe sur une énorme surprise !.... Le sac est rempli de..... Hashish !....

Evidemment que nous ne pouvons retrouver le propriétaire. Je ne ferais pas, ici, l'apologie des stupéfiants. Il y a prescriptions et pour ma part, j'ai fumé mon dernier joint, il y a plus de 35 ans !.... 

 

 

VOYAGES

Voir les commentaires

VOYAGES

17 Octobre 2016, 07:11am

Publié par DEVILLERS Dominique

Voyages (Suite du 13/10/16) 

 

Si je fais ce distingo, c'est parce que mes premières visites en Angleterre se firent sur le mode routard.

Nous aurons l'occasion d'y retourner en couple comme des vrais touristes et de goûter aux charmes de la région (ou pas) et toujours cette vision de carte postale.

Ainsi nous découvrirons les plaisirs des bed and breakfast (qui n'existait guère en France a ma connaissance). Je revois encore cette petite chambre tout en camaïeu bleu et je me souviens de cette mamy qui arrive le matin, nous apportant le plateau du petit déjeuner jusqu'à notre lit !.... Sauf, qu'elle avait oublié de frapper à la porte avant d'entrer !....

Il n'en fut pas de même ,  hélas, à Londres ou l'hôtellerie n'avait pas de classe moyenne. Il n'y avait donc pour se loger que des endroits luxueux ou des bouges !.....

Bien que plus  aisé que dans mes voyages précédents, le vrai luxe nous était interdit et je me rappelle notre hôtel où notre chambre, en sous sol, nous permettait de voir par la fenêtre les chaussures et chaussettes des passants ainsi  que  de cette énorme araignée qui partageait la pièce avec nous !....

Le lendemain matin nous découvrions le petit déjeuner qui était bien loin de celui de la mamy du B&B . Ainsi à 7/8 heures nous devions nous contenter de saucisses et de haricots à la sauce tomate arrosés  d'eau au café !....

Dans tous les cas, la nourriture n'avait pas changé et pendant tout notre séjour, nous dînerons dans des restaurants indiens.

Oubliant ces inconvénients, nous jouerons les parfaits touristes mais nous découvrirons les abords de la Tamise qui n'avaient  pas l'éclat d'aujourd'hui. Puis une visite de Soho qui m'apparût d'une saleté repoussante. 

Cependant, il y eu de grandes joies à se promener dans ces jardins avec des kiosques à musique offrant des concerts en pleine après-midi que nous écoutions installés dans un transat sur la pelouse.

Il y eu de grands bonheurs à se promener dans ces fameux taxis noirs londoniens qui nous conduisaient entre autres chez Mme Tussaud,  ce musée de cire fantastique, qui faisait largement la pige au Grévin parisien. Ou encore, à la National Gallery ou ma femme, fidèle à elle même, fut d'une grande patience, le temps que j'apprécie chaque tableau.

Bref, ce voyage fut plutôt un bon souvenir sauf que le retour fut très compliqué. J'expliquais au début de cet article que la traversé était plaisante et dépaysante lorsque la mer était calme. 

Cette fois ci, le voyage fut très tourmenté. La mer était déchaînée et nous voyagions de nuit avec une couverture sur les genoux et, par le hublot, une fois  nous voyions les vagues et une autre fois le ciel. La houle était si forte que nous ne pûmes amarrer à Cherbourg et nous dûmes attendre toute la nuit à ballotter jusqu'à ce que les éléments se calment afin d'accoster.

Oh mon Dieu, l'estomac !..... 

 

 

 

Photo du musée Tussaud

Photo du musée Tussaud

Voir les commentaires

VOYAGES

10 Octobre 2016, 10:17am

Publié par DEVILLERS Dominique

VOYAGES

A l'heure ou l'Angleterre choisit de quitter l'Europe je ne sais pourquoi mais, il me revient en mémoire une visite en ce pays. Je dois dire que je n'ai pas remis les pieds dans le Royaume-uni depuis plus de quarante ans. Alors ce récit aura un parfum de suranné. Bienvenu donc dans dans ces souvenirs ou le portable n'existait pas, l'ordinateur balbutiait et le tunnel sous la manche ressemblait à l'Arlésienne. Ca ne seront qu'images et clichés mais la fin sera beaucoup plus animée.

A la fin des années soixante, nous accédions à l'île par bateau et le rêve commençait pendant la traversée. Celle ci était relativement courte au départ de Calais, mais j'aurais l'occasion de partir de Dieppe et de Cherbourg. Je garde donc en mémoire le goût des pâtisseries à la crème citronnée que l'on dégustait dans de larges fauteuils installés dans de magnifiques salons. Puis il y avait cette course aux "DUNHILL" que l'on achetait à un prix dérisoire. On pouvait aussi frimer en fumant des cigarettes de luxe que l'on ne pouvait s'offrir en France. Enfin !... Tout ça, c'était quand la mer était calme. Nous verrons plus tard que les choses pouvaient être différentes.

Cela n'a l'air de rien mais lorsque vous étiez sur le sol anglais, il y avait un réflexe que vous deviez acquérir : celui de tourner la tête à droite quand vous traversiez la rue ! Eh oui, ces gens conduisent à gauche et il faut un certain temps pour s'adapter en tant que piéton frenchy.

Ce pays, à l'époque était un véritable cliché de carte postale. Tout ce que nous savions sur lui s'avérait exact, voire plus encore.

Aussi, je me souviens de ma première bière avalée dans un pub qui me fut servie tiédasse, ou encore de ces fish and ships présentés en cornet dans un papier journal.

La nourriture aussi était une caricature d'elle même... Nous fûmes les invités de deux vieilles filles charmantes et je me souviens encore de ce boeuf bouilli accompagné avec ces petits pois verts !... Puis cette pomme et cette banane pas mûres.... Nous allions nous venger en allant acheter des "apple pies" chez l'épicerie du coin !...

Et il y avait ces dimanches à Londres ou rien ne bougeait ce jour là !.... Tous les magasins étaient fermés. La seule chose que nous avions pour nous susbstanter était des barres chocolatés que nous trouvions dans de petites échoppes semblables à des mini bureaux de tabac. Les lieux un peu animés étaient les parcs. Les anglais aiment la nature et j'étais impressionné par ces jardins ou j'avais le sentiment que chacun respectait l'endroit. Il en était de même pour ces maisonnettes à la campagne avec ces jardinets et leurs pelouses qui ressemblaient à des cartes postales.

Autrement, il y avait dans les sixties, un endroit ou il fallait être dans la capitale : PICADiLLY CIRCUS. Sur cette place se rencontrait tout ce monde interlope des hippies, et les anglais avaient un sacré brin de folie dans leurs vêtements. Le jeu était donc de s'asseoir sur cette place et de se regarder les uns et les autres. La plupart de ces fringues venaient d'un quartier ou il y avait des "puces" extraordinaires.

Picadilly Circus

Picadilly Circus

Voir les commentaires

VOYAGES (U.S.A)

25 Septembre 2014, 09:47am

Publié par DEVILLERS Dominique

Vive le sport !

S'il y a une chose que je ne comprends pas aux Etats-Unis, c'est bien le sport !...

Tout d'abord, tu as le base-ball. Les américains s'entassent dans les stades pour regarder un type qui lance une balle à un autre type avec un bâton, puis il se met à courir !.... Puis il revient,puis ils s'embrassent, un truc de dingue, je te dis.

Puis, il y a le football américain, mais c'est des lopettes c'est gens là !.. Ils sont hyper protégés. Nous, on a le rugby et nos gars vont à la castagne sans protections, ce sont des hommes, des vrais !... Bon, alors ne me demande pas les règles , je n'ai toujours rien compris!... T'as un terrain qui est rayé, t'as des mecs qui courent , qui jettent la balle en avant, en arrière, qui se donnent des bourre-pif et puis , si tu regardes ça à la télé, ils arrivent à te couper le match avec des pubs. Dans les gradins les spectateurs se goinfrent de pop corn et t'as des filles qui dansent avec des plumeaux à côté du terrain !... Vas comprendre toi !...

Mais cette année, j'ai découvert le golf !.... encore un truc de débile.

Tout d'abord, il faut arriver sur le cours, super propre avec ton petit polo !... Le seul truc de rigolo, c'est que , pour démarrer , tu prends une petite bagnole pour te promener. Il appellent ça un kart ou un caddie.. Bon, alors tu conduis et t'arrives au premier point de départ !... Là, le type sort une canne (il en a plein dans son sac) il s'installe, il prend une balle, il gesticule puis d'un coup il envoie la balle loin, très loin... tu ne vois rien et après il prend la voiture et il cherche sa balle, mais elle est toute petite, alors il ne la trouve pas, c'est quand même bête, s'il avait une balle plus grosse, ça serait plus facile !.. Puis, les gars qui préparent le terrain sont des vicieux, parce qu'ils tondent au milieu mais pas sur les côtés, puis ils rajoutent de l'eau et même du sable. Alors ta balle tu peux la chercher longtemps. Bon admettons que le type trouve sa balle, il doit encore l'envoyer dans un trou, qui est tout petit, mais impossible, il faudrait faire des trous plus grands !...

Il a réussi à trouver le trou, il est content, il a changé de canne, je ne sais combien de fois, il devrait être heureux, ben non, il recommence et le deuxième endroit ressemble au premier comme deux gouttes d'eau. Non me dit il, ici il y a cent mètres en plus, ah bon !.. Je ne vois pas la différence, il recommence ces gesticulations et je passe mon temps à regarder une balle que je vois pas et ça continue comme ça dix huit fois !...

Au bout de ces dix huit trous, le golfeur à l'air satisfait, moi je me suis terriblement ennuyé !... Et ils appellent cela du sport.

Vive le sport !....

VOYAGES (U.S.A)
le parcours de golf
le parcours de golf

le parcours de golf

Voir les commentaires

VOYAGES (U.S.A)

13 Septembre 2014, 16:13pm

Publié par DEVILLERS Dominique

Washington D.C (suite du 22/08/2014)

Le surlendemain, la matinée est la même. Nous allons visiter le Musée de l'holocauste. A 9h30, nous sommes devant le bâtiment, il fait une chaleur épouvantable et il y a une queue interminable. Nous prenons donc place dans cette ligne. Par chance nous sommes à l'ombre et je m'apprête à attendre longtemps.Mais c'est mal connaitre la rigueur américaine. A 9h45, la colonne se met en marche et à 10h tapante nous sommes dans le musée, tous les adjectifs que j'ai employé pour les autres musées me semblent inadéquats ici. Tout est fait dans le respect et une certaine retenue. Surtout, que personne n'oublie jamais cette horreur !... Nous reprenons notre randonnée autour du Mall, mais j'avais deviné la suite. Mon ami n'y tient plus et ses pas le ramènent vers le festival africain qui a commencé aujourd'hui. Il veut retrouver ses frères et je finirai ma journée au Kenya.

J'ai plus appris en une journée sur le Kenya que dans toute ma vie. Tout le monde est heureux de retrouver Daoudi et son compagnon, votre serviteur !...Et nous évoluons de stand en stand en toute aisance. Chacun sait qui nous sommes. Ali est en train de construire un bateau de 7 mètres qui va naviguer sur le Potomak et restera au Musée des arts ethniques de Washington. Il a deux ou trois compagnons et tout le monde travaille en rigolant et nous apostrophant. Ahmed fait des stucs pour les maisons africaines. Ici, les femmes construisent une maison avec des branches ( nous ne le verrons pas finie). Là ,Un plus jeune créé des animaux avec du matériel de récupération. Cet autre est un sculpteur de renommée internationale, il a une grande pièce à Paris, à l'UNESCO.

Nous sympathisons et échangeons nos cartes !...

De l'autre côté, ça sent bon la cuisine kenyane, du curry de poulet, du râgout de chèvre, des samossas, du riz et des épinards etc.... (que nous aurons dégusté à midi). Tous ces gens sont affables et très tactiles. Les gens de Lamu sont complètement désintéressés. Ils se contentent de ce qu'ils ont ! Ceux de la ville Nairobi, un peu moins, peut être !...

Mais chacun m'invite dans son pays, une très belles expérience et une vision de Whashington que peu de personnes auront j'en suis sur !...

Je ne serais jamais un voyageur comme les autres.

photos du festival kenyan avec mon ami David
photos du festival kenyan avec mon ami David
photos du festival kenyan avec mon ami David
photos du festival kenyan avec mon ami David

photos du festival kenyan avec mon ami David

Voir les commentaires

VOYAGES (U.S.A)

22 Août 2014, 09:11am

Publié par DEVILLERS Dominique

Washington.D.C suite du 5 Août 2014

Le lendemain nous sommes très cool, les musées n'ouvrent qu'à dix heures. Nous avons donc le temps de déjeuner :des bagels et du café. Mon ami remonte dans sa chambre et je reste à rêvasser et fumer sur la terrasse de l'hôtel contemplant le va et vient, j'adore ça !...

A l'heure dite, nous sommes sur le Mall et attaquons notre premier musée, celui de l'aérospatiale et de l'aéronautique. Du début jusqu'à nos jours de multiples avions et cabines spatiales !... C'est éblouissant tout est grandeur nature et réel pas de maquettes !.. Par chance, quand nous arrivons ils démarrent une séance d'IMAX. le sujet est le sauvetage et la réparation du télescope Hubble dans l'espace. C'est prodigieux de se retrouver avec les astronautes en 3D et moi qui est loin d'être un spécialiste et un passionné de l'aérospatiale, je suis subjugué et ému de me retrouver avec ces gars, comme si j'y étais, magnifique !...

Vers les midi, nous quittons donc le musée et retournons sur le Mall où il se trame quelque chose !... En effet, ils ont installé d'immenses chapiteaux et divers stands et deux panneaux où nous pouvons lire CHINA et KENYA. David, qui parle couramment le swahili, un dialecte kenyan est très intéressé. En effet, il connait par coeur ce pays. Il s'approche et cherche à entamer la conversation. Les africains, intrigués par cet américain qui parle leur langage lui répondent avec le sourire et gentillesse. Ils nous expliquent que à partir de demain ils organisent avec le concours d'une fondation de Washington un festival ethnique kenyan pendant quinze jours.Aujourd'hui, la journée est réservée aux bénévoles. Mais ils sont tellement heureux de partager leur culture avec David que nous aurons le droit à un déjeuner africain avec eux !...

Après manger, nous continuons notre balade au milieu des stands qui finissent de se préparer. A un moment arrive un groupe d'africains que je prends pour des touristes avec leur guide. Mon ami, qui est aux anges, les apostrophe et leur demande :

" Hey, parmi vous y a t-il des gens de Lamu ? "

Et là, trois gars se retournent et ce ne sont qu'embrassades et palabres. Je dois expliquer que ce groupe faisait partie du festival et qu'ils venaient repérer leurs emplacements. D'autre part, Lamu est une petite île sur la côte Est du Kenya où tout le monde se connait et donc tout le monde connait David ou Daoudi, le gentil David !... Je les laisse à leur conversation et quelques uns viennent vers moi et nous discutons, mais en anglais, je parle très peu le swahili !..

Tous ces gens doivent préparer leurs stands et faut bien, les laisser travailler, donc nous les quittons et continuons notre aventure. Nous visitons donc la National Gallery, surtout la partie des maîtres classiques et j'en prends plein les mirettes. Ecole italienne, espagnole, française... et hollandaise où ils ont deux salles consacrées à Rembrandt et je finis par les miniatures flamandes, un délice !...

Nous repartons vers le Washington Mémorial, et nous entrons dans le musée de l'histoire américaine. Il est aussi beau, aussi vaste que les autres mais deux choses me frappent immédiatement en tant que français, leur histoire démarre quand même très tard dans l'histoire mondiale et ils ne font pas grand cas de Lafayette dans les débuts de leur nation, (je dois être chauvin !) mais c'est très intéressant quand même !...

Nous reprenons notre périple, je vous rappelle que nous sommes trois, David, mes crampes et moi !...

Ce qui me sauve de la marche est un match de football. Il doit être l'heure ou à peu près, et David veut rentrer pour voir ce dernier à la télé. Nous repartons donc à l'hôtel ou nous regardons la coupe du monde au bar !...

Nous dînerons dans le même restaurant qu'hier et irons nous coucher !....

Intérieur de la National Gallery

Intérieur de la National Gallery

Voir les commentaires

VOYAGES (U.S.A) WASHINGTON D.C

5 Août 2014, 10:17am

Publié par DEVILLERS Dominique

Suite du 17 Juillet 2014

Nous remontons donc cette esplanade en partant de Lincoln mémorial qui est derrière un bras de fleuve ou plutôt en partant du mur des Vétérans qui est devant nous puis nous marchons vers le Washington mémorial qui pourrait ressembler à notre Obélisque qu'on aurait élargi et agrandi. Les ennuis commencent !.. Quand mon ami David fait un pas, j'en fais deux et demi, et à froid comme ça, inutile de vous dire que je cours littéralement pour le suivre et les crampes arrivent !... Je serre les dents, ne dis rien mais ça promet pour la suite. Nous apercevons la Maison Blanche sur notre gauche. Mon guide me demande si je veux y aller mais regardant devant moi où se trouve le capitole et estimant la distance de la demeure du président je fais semblant de ne pas être intéressé. Nous remontons donc vers le capitole... Dieu merci, sur notre droite se trouve le musée des pierres précieuses et l'histoire de la geméologie. David est du métier et il est très intéressé. Du coup moi aussi et je vais pouvoir reposer mes jambes. C'est passionnant , j'y apprends pleins de choses et découvre pleins de pierres précieuses et très rares ( et très chères !... ajoute mon ami !..) L'ambiance est très américaine et, donc ,très décontractée. L'autre aspect de ses lieux qui n'est pas négligeable est qu'ils ont tous des "rest rooms" et la climatisation car j'ai oublié de vous dire qu'il fait une chaleur épouvantable !.. Il doit être vers 18 ou 19 heures quand nous quittons les lieux remontant vers le capitole. Nous arrivons pas loin mais il est tard pour un américain et nous crevons de soif !... David, mes crampes et moi décidons de trouver un endroit pour boire une bière. Pas facile dans ce quartier où ce n'est que des administrations et bureaux mais nous finissons par trouver un bar des plus chicos, et nous pourrons nous asseoir et nous désaltérer.

Puis nous reprendrons un taxi pour l'hôtel, trouverons un endroit pour dîner et irons nous coucher, je me demande pas mon reste et m'endors comme un bébé.

le Washington mémorial

le Washington mémorial

le Capitole

le Capitole

Voir les commentaires

VOYAGES (U.S.A)

17 Juillet 2014, 13:12pm

Publié par DEVILLERS Dominique

Washington D.C

Puisque je suis aux U.S.A à l'heure où j'écris, je vais vous faire part de ma dernière visite.

A cinq heures, du matin nous prenons la route pour un périple de 900km, environ, pour Washington. Le voyage est très agréable mais il n'y aura qu'un seul arrêt à 10h30 dans la ville de Morgantown, pour un breakfast. Mon estomac et ma vessie sont très heureux, je remplis l'un et vide l'autre. Nous aurons traversé l'Ohio, la West Virginia et le Maryland.

La West Virginia est semblable à elle même, c'est à dire des paysages agréables mais sans fin. Si vous traversez une forêt, vous en avez pour 100 à 200 km et pas âme qui vive...

Nous passons les montagnes des Appalaches mais presque sans s'en rendre compte tellement les routes sont larges. Le Maryland redevient un peu plus civilisé mais nous approchons de la grande ville.

Notre arrivée à Washington est plus agréable car nous l'abordons par le nord et j'ai un peu l'impression de me retrouver à Neuilly. Nous nous dirigeons vers l'hôtel qui se trouve à Georgestown. Pas loin du quartier des ambassades et de la maison du vice président des Etats-Unis. Il y a pire comme endroit ! Notre chambre est spacieuse et confortable !... Le temps de déposer nos bagages, de se mettre de l'eau sur le visage, de soulager ma vessie qui a quand même fait la deuxième partie du voyage dans broncher !... Et hop, mon guide, courtier et ami entreprend de me faire visiter Washington. Il doit être 15h30, Washington D.C (District of Columbia) est un peu un état dans l'état. La comparaison est hasardeuse, mais je pourrais penser au Vatican (je ferai une autre comparaison hasardeuse plus tard). Les américains ne se rendent pas à Washington mais à D.C c'est mieux de le savoir, car la première fois que l'on m'a demandé de ce que je pensais de "D.C", je suis resté quoi !.... Ici se trouvent toutes les autorités : FBI, CIA etc... et bien sur le président !...

Nous prenons un taxi qui nous conduit sur le Mall, car en fait cette ville, pour un touriste c'est ici... Le Mall est le lieu où il y a les "Mémorials"et les deux monuments principaux, la Maison Blanche et le Capitole. Ma deuxième comparaison douteuse vient maintenant car quand je vois cette perspective avec cette enfilade de monuments, je pense au Champ de Mars à Paris mais puissance dix. Il faut s'habituer tout est gigantesque ici!... La différence est qu'au lieu d'avoir des bâtiments urbains sur les côtés comme dans notre capitale française, le parcours est bordé d'immenses musées divers et variés très intéressants et... gratuits !... Tout est tellement passionnant que nous passerons trois jours ici mais pas tout à fait comme un visiteur normal vous comprendrez plus tard.

(A suivre...)

photos volées dans la voiture : la route, Morgantown et Cumberlan
photos volées dans la voiture : la route, Morgantown et Cumberlan
photos volées dans la voiture : la route, Morgantown et Cumberlan

photos volées dans la voiture : la route, Morgantown et Cumberlan

Voir les commentaires

VOYAGES (U.S.A)

9 Décembre 2013, 09:55am

Publié par DEVILLERS Dominique

Californie (suite et fin)

Nous quittons donc la cité des peintres, non sans avoir revisité les environs, notamment Peeble Beach qui est un endroit pour milliardaires, la plage, des maisons splendides, des golfs impeccables, hôtels et restaurants très chics. Il me revient à l'esprit la chanson de Michel Jonas :"♪♪ On suçait des glaces à l'eau !... ♪♪". Je regarde tout ceci avec admiration sachant que je n'y toucherai jamais. Ce qui n'est pas tout à fait vrai mais je vous réserve encore quelques anecdotes avec ces gens richissimes.

Nous avions poussé jusqu'à Big Sur, mais je vous ai déjà parlé de cette anecdote dans le restaurant à cet endroit ! *(cf : Anecdotes U.S.A "Ne pas perdre la face").

Alors il faut songer au retour. Nous sommes cools, nous avons tout notre temps. Notre avion pour l'Ohio est à minuit, nous remontons donc vers San José, où David a deux trois affaires à traiter. En même temps, nous visitons un peu, déjeunons mexicains, ce qui n'est pas un exploit en Californie, continuons notre balade et je sens arriver la "chose".

Nous sommes à 6, 7 heures de notre départ et nos pieds sont fatigués. Mon ami est joueur, moi pas. Il me demande donc, si j'accepterais de l'accompagner au poker et comme je ne m'ennuie nulle part, j'acquiesce et ne suis pas déçu.

En Californie, il n'y a pas de casino, il y en a suffisamment dans les états voisins. Par contre il existe ce que traduirais par "Maison de poker".

Le bougre, il est déjà venu car nous ne cherchons pas la route un instant, nous arrivons direct.

Nous nous retrouvons dans une salle qui me parait aussi grande que la cathédrale de Chartres. Des centaines de joueurs sont attablés. Quand ils arrivent ils donnent leur nom au speaker qui les appelle dans les cinq minutes par le haut-parleur leur désignant une table. Il y a un brouhaha terrible. C'est fascinant à regarder.

Mon ami est installé et je sais que j'ai trois heures à attendre !... Je fais donc le tour des bâtiments où se trouve une cafétéria, un bar et un magasin...

Je tente le bar, avale une petite bière au zinc, effectue une petite conversation avec mon voisin accoudé à côté de moi. Je suis rarement seul, aux Etats-Unis, et lorsque c'est le cas, j'aime bien tester mon anglais, sans filet, cela me rassure.

Puis, ayant épuisé le sujet à l'intérieur, je me rends dans le grand hall d'entrée et me retrouve dans un autre monde. Je n'avais pas remarqué mais, bizarrement il y a peu d'américain de souche, si je puis dire et seulement quelques femmes. Je me retrouve entouré d'asiatiques : chinois, coréens, vietnamiens puis des blacks et des mexicains qui sont très nombreux en Californie.

Assis sur mon banc, je vois tous ces gens qui sortent pour fumer une cigarette ou boire une verre qu'ils ne finissent pas !... Ils restent deux, trois minutes. Certains me disent un mot mais ce qui me frappe c'est leur regard !... Ils ont tous le même, comme perdu dans un univers que je ne connais pas !... Et ils repartent au jeu !.. Pas question de faire des photos, je friserais l'incident diplomatique.

Cependant, dans ce monde interlope, il y en a un qui se souviendra de moi !... Un asiatique me voyant fumer me demande une cigarette. Pas de problème !...

Sinon que je fume français, monsieur !... Je lui roule donc une cigarette dans mon paquet de tabac gris et lui tend !... Je crois qu'il a eu la quinte de toux de sa vie !... Et il repart au poker.

Je vois arriver constamment des nouveaux joueurs, même une grand-mère asiatique que sa fille dépose en voiture, comme celle-ci elle allait au cinéma !... et curieusement, je trouve que pas grand monde ne quitte l'établissement....

C'est extraordinaire !... Est ce ça, l'enfer du jeu ???

David finira par sortir et nous allons quitter la Californie. Hormis l'épisode des chaussures, * (cf : Anecdotes U.S.A "La douane et moi") il n'y a plus grand chose à raconter sinon que je suis très déçu par les lignes intérieures américaines. Moi qui m'attendait à de gros avions comme on connait ici, je me retrouve dans un petit appareil avec une seule allée centrale, j'ai du mal à croiser l'hôtesse, elle a du faire de l'haltérophilie c'est elle ou moi qui passe mais pas les deux. Puis je ferai le voyage entre deux malabars. Il est minuit passé et j'ai forcément du dormir sur l'épaule de l'un ou l'autre. Nous revoici dans l'Ohio et c'est le froid et la neige qui nous accueillent.

Californie

VOYAGES (U.S.A)

San José

Voir les commentaires

VOYAGE (U.S.A)

28 Novembre 2013, 13:13pm

Publié par DEVILLERS Dominique

Californie (suite)

 

Ce matin, nous prenons la route pour Carmel, toujours en longeant la côte !... J'ai déjà tout décrit, je pense sinon, qu'à un moment, se trouve un immense batiment long en longueur, peut être 3 à 500 mètres, cela me parait très grand. Il s'agit, en fait d'une école militaire où l'on apprend toutes les langues du monde pour espionner ou pour tous les conflits de la terre. Ce souvenir prend toute sa saveur à l'heure où l'on apprend que les Etats-Unis espionne leurs alliés. Si cela se trouve, les coupables sont dans ce lieu ! C'est pas beau de dénoncer !...

Monterey est un port de pêche et touristique très agréable, se promener sur les pontons est un vrai plaisir. A l'heure matinale où nous y sommes tout est calme et je pourrais presque penser être en France.

La route continue est nous finirons par arriver à Carmel et là, pendant deux jours, je vais me la pêter !...

C'est une petite station balnéaire tout à fait romantique. La cité est un peu  le Saint Paul de Vence américaine. On sent tout de suite, que si l'on a pas la paye des P.D.G d'une grosse société, on ne pourra rien acquérir comme maison.

Néanmoins, on se sent bien. La ville compte une centaine de galeries, au moins et autant de joailliers mais il faut savoir qu'aux U.S.A, les deux choses sont souvent jumelées.

Et les rencontres vont commencer. Je suis très touché du respect que l'on m'accorde. Le premier de mes collectionneurs s'appelle Kodjeck. Il est un peu, d'après ce que je crois comprendre une sorte de président de l'union commerciale de Carmel. Il connait tout le monde, parle avec tous et me présente à chacun. Il est joaillier, il nous invitera à manger le soir et il me montrera, avec fierté, une dizaine de mes miniatures sur ses murs.

Ensuite, je rencontre la directrice de la galerie SIMIC, elle est avec son mari. Eux aussi ont l'air ravi de me voir, je suis sur un nuage. Nous devisons fort agréablement, et à un moment, sur un signe discret de mon courtier et ami, je sais que dois sortir fumer une cigarette. Ils vont négocier et cela n'est pas de mon ressort. Je ne suis pas doué pour cela. Je reviens, tout le monde à le sourire, nous nous promettons de nous revoir et nous nous quittons.

Nous regardons les vitrines des galeries, discutons avec un peintre qui peint sur le motif et nous n'avons fait que quelques mètres !...

Et nous rentrons, dans une nouvelle galerie. Impossible, en France aucune galerie n'accepterais de te prendre si tu  travailles dans une autre à cent mètres. Nous rencontrons le directeur et il est fier de nous apprendre qu'il a vendu deux miniatures à Mr Panata. Ce client n'est autre qu'un ancien gouverneur de Californie; et premier conseiller du président Bill Clinton. Il est récemment devenu directeur de la C.I.A, sous Barak Obama et puis ministre de la défense... Je suis sur la planète des anges !... (J'essaierai plus tard d'entrer en contact, mais sans succès !.. ) Ce galeriste expose une magnifique statue de Cézanne peignant, mais je n'ai pas les moyens !... Et ainsi, nous quittons la New Masters Gallery.

Nous continuons notre promenade, David connait beaucoup de monde, me présente et j'ai le sentiment qu'il a bien fait le job, car un certain nombre donne l'impression de me connaitre, vraiment, c'est le bonheur !... Je ne me rappelle plus de toutes ces conversations mais il me reste deux anecdotes.

Je rencontre encore un joaillier, il collectionne mes miniatures, nous discutons et il m'offre un bout de pierre qui, me dit-il, vient de Russie et il est tout content de me raconter une

anecdote :

Il avait acquis deux de mes oeuvres pour les offrir à sa vieille mère qui n'a toujours pas compris pourquoi son fils lui avait offert deux photos.

Le lendemain matin, nous avons rendez-vous avec Kodjeck, chez qui nous avons passé la soirée, pour un breakfast dans un restaurant de Carmel, nous discutons et attaquons notre petit déjeuner. Tout d'un coup, Kodjeck arrête la conversation et regarde mon annulaire gauche où se trouve mon alliance, depuis mon mariage, j'ai forci et ma bague me boudine le doigt et il me déclare :

"Mais c'est très dangeureux de vivre comme ça !..."

Je ne me suis jamais posé la question. Il décide alors qu'après notre repas, nous irons à son atelier et qu'il va arranger ça !...

Il entreprend de scier ma bague et de l'ajuster à mon doigt avec un rajout d'or, et tout ça gracieusement. La grande classe !... Quand on connait le prix de l'or...

L'après midi, avant de repartir nous visiterons Peeble Beach un endroit pour millardaire avec des maisons splendides,  et toutes sortes de choses que je n'aurais jamais !...

J'ai passé deux jours merveilleux et costauds pour mon ego et pourtant !... Je me sens tout petit car la ville est remplie des meilleurs peintres au monde, dont pas mal de français, et je ne peux m'empêcher d'admirer tous ces tableaux ne pouvant éviter cette situation de comparaison, enviant le talent de celui-ci, de celui-là. Entre collègues, restons humble !.. L'autre est toujours meilleur. C'est mon sentiment mais je pense que c'est bon pour progresser !...

Nous quitterons Carmel et il va falloir songer à remonter vers le nord !...

(A suivre)

 

 

 

 

la statue de cézanne

la statue de cézanne

la Simic gallery

la Simic gallery

La directrice de la simic gallery et son mari

La directrice de la simic gallery et son mari

kodjeck et david

kodjeck et david

Voir les commentaires

1 2 > >>